{"id":2013,"date":"2018-03-02T19:43:17","date_gmt":"2018-03-02T18:43:17","guid":{"rendered":"https:\/\/latraversiere.fr\/?post_type=product&p=2013"},"modified":"2020-05-03T12:44:55","modified_gmt":"2020-05-03T10:44:55","slug":"telemann-quatuors-parisiens","status":"publish","type":"product","link":"https:\/\/latraversiere.fr\/en\/boutique\/cd-dvd\/telemann-quatuors-parisiens\/","title":{"rendered":"Telemann, Quatuors Parisiens"},"content":{"rendered":"
Ensemble Nevermind : Anna Besson, fl\u00fbte \/ Louis Creac\u2019h, violon \/ Robin Pharo, viole de gambe \/ Jean Rondeau, clavecin<\/strong> Apr\u00e8s leur premier album Conversations paru \u00e9galement chez Alpha Classics, Nevermind nous propose un enregistrement tr\u00e8s r\u00e9ussi des Quatuors Parisiens de Georg-Philipp Telemann (1681-1767).<\/p>\n Compositeur exceptionnellement f\u00e9cond et vari\u00e9, Telemann fut invit\u00e9 par Michel Blavet (1700 – 1768) \u00e0 Paris, jeune musicien fran\u00e7ais qui fut s\u00e9duit par sa musique. C\u2019est sans doute lui qui lui ouvrit les portes des salons les plus influents et m\u00eame du fameux Concert Spirituel. Les Sonates sans basse \u00e0 2 traversi\u00e8res ou violons de 1726 pourraient avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de leur relation, un genre musical qui convenait parfaitement au professeur et \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e8ve dans lequel Blavet composait aussi. Mais le r\u00f4le d\u00e9cisif revint sans doute aux 6 Quadri (quatuors) de 1730, avec lesquels Telemann abordait des terres inconnues dans le domaine de la musique de chambre \u00e0 4 voix, unissant en un trio \u00e0 la sonorit\u00e9 tout \u00e0 fait h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne la fl\u00fbte traversi\u00e8re, le violon et la viole de gambe (ou le violoncelle) au-dessus d\u2019une basse continue.<\/p>\n Le pr\u00e9sent enregistrement pr\u00e9sente donc des exemples tir\u00e9s du premier, du deuxi\u00e8me et du quatri\u00e8me volume, de ces Quatuors si recherch\u00e9s.<\/p>\n Le Concerto primo en Sol Majeur (TWV 43:61) du recueil de Hambourg de 1730 (paru ensuite chez Le Clerc \u00e0 Paris en 1736) offre d\u2019embl\u00e9e un mod\u00e8le parfait du nouveau genre. Il joue avec les sujets et les contre-sujets musicaux de mani\u00e8re aussi souveraine qu\u2019avec les atmosph\u00e8res et les formes. Tout l\u2019art consiste \u00e0 inventer une ligne m\u00e9lodique, \u00e0 la partager et \u00e0 la contrarier de telle mani\u00e8re que chaque soliste puisse apporter une contribution conforme \u00e0 la nature de son instrument, un mat\u00e9riau identique r\u00e9v\u00e9lant son essence en \u00e9tant jou\u00e9 dans la sonorit\u00e9 d\u2019un autre instrument, ou bien \u00e0 l\u2019unisson.<\/p>\n<\/div>\n On trouve justement dans cette version toute la quintessence et la virtuosit\u00e9 de chaque artiste. Le claveciniste Jean Rondeau – qu\u2019il n\u2019est nul besoin de pr\u00e9senter aux m\u00e9lomanes f\u00e9rus de musique baroque – nous propose un mat\u00e9riau sonore et un discours musical qui peuvent \u00eatre \u00e0 la fois l\u00e9ger, intense, suave, suspensif, virtuose, parfois m\u00eame lyrique tout en gardant une parfaite sobri\u00e9t\u00e9. Un dialogue parfaitement \u00e9quilibr\u00e9 avec les instrumentistes solistes.<\/p>\n Pour les Nouveaux Quatuors en Six Suites (Paris 1738), Telemann prit mod\u00e8le sur les deux Suites du premier recueil de Hambourg, qui y repr\u00e9sentait le style fran\u00e7ais. Dans les Quatuors n\u00b04 et n\u00b0 6 choisis pour ce disque, les pr\u00e9ludes constituent en fait les moments forts, comme l\u2019\u00e9taient les sonates liminaires dans Les Nations de Couperin.<\/p>\n Dans cet enregistrement les musiciens dialoguent et se r\u00e9pondent. Ils jouent en partageant leur compr\u00e9hension de ces p\u00e9pites musicales dans un souci de coh\u00e9rence historique. La fl\u00fbtiste Anna Besson y allie brillance, virtuosit\u00e9, justesse musicale et sobri\u00e9t\u00e9. Les variations et les ornements sonnent de mani\u00e8re organique, les mouvements rapides deviennent virtuoses sans jamais se pr\u00e9cipiter, tandis que le jeu d\u2019ensemble fonctionne \u00e0 merveille.<\/p>\n On pourra \u00e9galement \u00e9couter deux autres tr\u00e8s bonnes versions relativement r\u00e9centes des Quatuors Parisiens : une par l\u2019ensemble Les Ombres paru chez Mirare (MIR 255) en 2014, l\u2019autre par John Holloway (violon), Linde Brunmayr ( \u00fbte) et Lars-Ulrik Mortensen (clavecin) paru en 2009 (CPO 777 375). L\u2019int\u00e9grale de ces 12 Quatuors Parisiens est toujours disponible chez Sony Music (S3K 63115) dans une version plus ancienne (1997) par les fr\u00e8res Kuijken et Gustav Leonhardt au clavecin.<\/p>\n Critique par Franck MASQUELIER<\/strong><\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":" Ensemble Nevermind : Anna Besson, fl\u00fbte \/ Louis Creac\u2019h, violon \/ Robin Pharo, viole de gambe \/ Jean Rondeau, clavecin<\/strong> Apr\u00e8s leur premier album Conversations paru \u00e9galement chez Alpha Classics, Nevermind nous propose un enregistrement tr\u00e8s r\u00e9ussi des Quatuors Parisiens de Georg-Philipp Telemann (1681-1767).<\/p>\n Compositeur exceptionnellement f\u00e9cond et vari\u00e9, Telemann fut invit\u00e9 par Michel Blavet (1700 – 1768) \u00e0 Paris, jeune musicien fran\u00e7ais qui fut s\u00e9duit par sa musique. C\u2019est sans doute lui qui lui ouvrit les portes des salons les plus influents et m\u00eame du fameux Concert Spirituel. Les Sonates sans basse \u00e0 2 traversi\u00e8res ou violons de 1726 pourraient avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019origine de leur relation, un genre musical qui convenait parfaitement au professeur et \u00e0 l\u2019\u00e9l\u00e8ve dans lequel Blavet composait aussi. Mais le r\u00f4le d\u00e9cisif revint sans doute aux 6 Quadri (quatuors) de 1730, avec lesquels Telemann abordait des terres inconnues dans le domaine de la musique de chambre \u00e0 4 voix, unissant en un trio \u00e0 la sonorit\u00e9 tout \u00e0 fait h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne la fl\u00fbte traversi\u00e8re, le violon et la viole de gambe (ou le violoncelle) au-dessus d\u2019une basse continue.<\/p>\n Le pr\u00e9sent enregistrement pr\u00e9sente donc des exemples tir\u00e9s du premier, du deuxi\u00e8me et du quatri\u00e8me volume, de ces Quatuors si recherch\u00e9s.<\/p>\n Le Concerto primo en Sol Majeur (TWV 43:61) du recueil de Hambourg de 1730 (paru ensuite chez Le Clerc \u00e0 Paris en 1736) offre d\u2019embl\u00e9e un mod\u00e8le parfait du nouveau genre. Il joue avec les sujets et les contre-sujets musicaux de mani\u00e8re aussi souveraine qu\u2019avec les atmosph\u00e8res et les formes. Tout l\u2019art consiste \u00e0 inventer une ligne m\u00e9lodique, \u00e0 la partager et \u00e0 la contrarier de telle mani\u00e8re que chaque soliste puisse apporter une contribution conforme \u00e0 la nature de son instrument, un mat\u00e9riau identique r\u00e9v\u00e9lant son essence en \u00e9tant jou\u00e9 dans la sonorit\u00e9 d\u2019un autre instrument, ou bien \u00e0 l\u2019unisson.<\/p>\n<\/div>\n On trouve justement dans cette version toute la quintessence et la virtuosit\u00e9 de chaque artiste. Le claveciniste Jean Rondeau – qu\u2019il n\u2019est nul besoin de pr\u00e9senter aux m\u00e9lomanes f\u00e9rus de musique baroque – nous propose un mat\u00e9riau sonore et un discours musical qui peuvent \u00eatre \u00e0 la fois l\u00e9ger, intense, suave, suspensif, virtuose, parfois m\u00eame lyrique tout en gardant une parfaite sobri\u00e9t\u00e9. Un dialogue parfaitement \u00e9quilibr\u00e9 avec les instrumentistes solistes.<\/p>\n Pour les Nouveaux Quatuors en Six Suites (Paris 1738), Telemann prit mod\u00e8le sur les deux Suites du premier recueil de Hambourg, qui y repr\u00e9sentait le style fran\u00e7ais. Dans les Quatuors n\u00b04 et n\u00b0 6 choisis pour ce disque, les pr\u00e9ludes constituent en fait les moments forts, comme l\u2019\u00e9taient les sonates liminaires dans Les Nations de Couperin.<\/p>\n Dans cet enregistrement les musiciens dialoguent et se r\u00e9pondent. Ils jouent en partageant leur compr\u00e9hension de ces p\u00e9pites musicales dans un souci de coh\u00e9rence historique. La fl\u00fbtiste Anna Besson y allie brillance, virtuosit\u00e9, justesse musicale et sobri\u00e9t\u00e9. Les variations et les ornements sonnent de mani\u00e8re organique, les mouvements rapides deviennent virtuoses sans jamais se pr\u00e9cipiter, tandis que le jeu d\u2019ensemble fonctionne \u00e0 merveille.<\/p>\n On pourra \u00e9galement \u00e9couter deux autres tr\u00e8s bonnes versions relativement r\u00e9centes des Quatuors Parisiens : une par l\u2019ensemble Les Ombres paru chez Mirare (MIR 255) en 2014, l\u2019autre par John Holloway (violon), Linde Brunmayr ( \u00fbte) et Lars-Ulrik Mortensen (clavecin) paru en 2009 (CPO 777 375). L\u2019int\u00e9grale de ces 12 Quatuors Parisiens est toujours disponible chez Sony Music (S3K 63115) dans une version plus ancienne (1997) par les fr\u00e8res Kuijken et Gustav Leonhardt au clavecin.<\/p>\n Critique par Franck MASQUELIER<\/strong><\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"featured_media":2014,"template":"","meta":[],"yoast_head":"\n
\n<\/strong>Label Alpha-Classics (Alpha 299)\u00a0
\n<\/strong>(enregistrement en F\u00e9vrier 2017 \u00e0 MC2 Grenoble)<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n
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